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Au bout des tabous

Jess Dobkin, Lactation Station
Tu te souviens, toi, du goût qu’avait le lait de ta maman ? Non. Pas étonnant qu’arrivés à l’âge adulte, on a tous eu envie de goûter au bon lait humain. L’artiste torontoise Jess Dobkin vous en offre l’occasion avec sa performance The Lactation Station. Elle invite sept jeunes mamans à donner leur lait et à le faire déguster.

Choquant et tendre à la fois, voilà qui ne laissera personne indifférent et permettra d’entrer en dialogue sur l’une des fonctions les plus intimes et les plus belles de la maternité.

Ajoutons que Jess Dobkin est une mère célibataire lesbienne qui a eu recours au sperme d’un donneur pour enfanter. Accompagnons-là dans ce voyage au bout des tabous.


Une image vaut mieux que mille articles de Wikipedia

histoire de l'art
Vous peinez lorsqu’on vous parle d’impressionnisme, d’expressionnisme, de fauvisme, de dadaïsme, de surréalisme ? Vous n’avez jamais entendu parler de futurisme, encore moins de suprématisme ? Qu’à cela ne tienne : voici une image qui vous réconciliera avec ces termes abscons de l’histoire de la peinture, qui ont fleuri depuis que celle-ci s’est dévoyée du réalisme (pour autant qu’elle ait jamais été réaliste). C’était vers le milieu du XIXe siècle.

Coïncidence ? C’est à cette même époque qu’apparut la photographie, supposée reprendre le flambeau du réalisme (pour autant qu’elle aussi soit réaliste). La peinture a alors pris une voie de traverse, qui l’a menée loin, très loin. Les mouvements et écoles en -isme se sont alors succédé, au grand dam des collégiens et lycéens.

Tout est pourtant si simple, nous dit cette image. Jugez-en. Mais que cela ne vous empêche pas de consulter (aussi) Wikipedia.

Et pour complétez (en musique) votre information, voyez aussi ceci.


Irrévérences en fumée

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Je ne fume pas. Je suis plutôt anti-tabac. Mais cette galerie de photos me réjouit par son irrévérence. Elle est le fait de Frieke Janssens, une jeune photographe belge.

À l’heure où les interdictions de fumer, de plus en plus généralisées, obligent à fumer en cachette, l’esthétique du fumage de cigarette a un aspect presque rétro, qui nous ramène aux vieux films américains des années 30 à 60. C’est ce que nous montre avec un gros clin d’œil cette série, un petit côté provocateur en plus : ce sont des enfants qui sont en action. Faut-il ajouter que les images ont provoqué une vive polémique, certains esprits chagrins considérant que ces photos esthétisantes constituaient une véritable incitation au tabagisme.

Rassurons les âmes sensibles : l’artiste n’a pas mis de vraies cigarettes dans les mains de ces enfants. Ce sont des bouts de craies et des bâtons de fromage qui ont été utilisés. Et ce sont des bougies et de l’encens qui ont fourni la nécessaire fumée.

Voici une vidéo du making off de la galerie, avec un prime un gros bébé indonésien qui fume, lui, des vraies cigarettes : c’est en voyant ce mini-reportage publié sur Youtube que Frieke Janssens a trouvé son inspiration pour réaliser la série.


C’est beau, un monde sans humains

…mais avec quelques réalisations humaines malgré tout.

Un "time-lapse" (photographie en accéléré) réalisé par Dustin Farrell, avec un appareil photo Canon 5D2 et édité avec la suite Adobe.


Testez (en musique) vos connaissances en histoire de l’art

J’arrive un peu tard : le clip du groupe Hold Your Horses date d’il y a un an et plus d’un million de personnes l’ont déjà visionnée sur Youtube… Il n’empêche, même un an plus tard, la vidéo reste exceptionnelle. Un énorme plaisir pour l’œil.

Et un grand plaisir pour l’intellect aussi : comme tout un chacun, vous tenterez certainement de reconnaître à la volée les 25 œuvres auxquelles il est fait allusion de manière si créative en un peu plus de 3 minutes.

Vous peinez ? Voici les réponses données par David Freymond lui-même, le créateur de ce clip joliment décalé. Il nous parle aussi de la réalisation de la vidéo. Passionnant !


Images interdites

Les images utilisées dans ce montage proviennent d’une bobine en 35 mm trouvée dans un ancienne salle de cinéma quelque part en Pennsylvanie. Le projectionniste avait censuré ces scènes, considérant qu’elles n’étaient pas moralement acceptables pour l’époque.

Toutes concernent la femme, celle par qui le péché arrive (s’il y a un message caché, c’est bien celui-là). Un bout de jambe, un simple pied même, suffisent à créer le scandale.

Et l’on se prend à regarder ces images en pensant à nos tabous, à nos censures, à nos morales…


Silvio Berlusconi restitue son pénis à Mars et ses mains à Vénus

L’histoire est trop belle pour ne pas reprendre des extraits significatifs de l’article de Philippe Ridet dans Le Monde :

« Le premier ministre a décidé d’appliquer à ses statues la chirurgie esthétique qu’il ne se refuse pas. Convoquant son architecte personnel, il lui a confié la tâche de rendre à Vénus ses dix doigts, à Mars, sa virilité. Ce qui fût fait. Coût de l’opération, sans points de suture apparents : 70 000 euros, payés par la présidence du conseil. » (…)

« Que Silvio Berlusconi impliqué dans plusieurs scandales sexuels restitue le membre perdu de Mars fera ricaner les psychanalystes. En 2008, il avait, au contraire, fait recouvrir pudiquement le sein généreux d’une copie d’un tableau de Tiepolo, La Vérité dévoilée par le temps, qui orne les murs de la salle de presse du palais Chigi. Réparateur aujourd’hui, dissimulateur hier, quel est le vrai Berlusconi ? »

Une petite erreur toutefois dans l’article du Monde : la photo indique bien que Vénus n’avait pas perdu ses dix doigts, mais seulement cinq. Les cinq autres doigts réparés (et le pénis…) appartiennent à Mars.


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