Une très belle pièce, presque nonchalante, sorte d’hymne à l’Algérie et ses musiciens. Mais suis-je totalement objectif ? Pour vous dire la vérité, toute la vérité, il y a longtemps, très longtemps, j’ai étudié pendant deux ans à l’Académie des Beaux-Arts de Liège (l’Aca pour les intimes) avec le saxophoniste ! Avec Pierre Vaiana, qui était le petit Italien de la bande, un peu fou (comme moi, en ces temps bénis).
Nous avions même formé un groupe musical que l’on avait appelé tout simplement Couloirs, car on répétait et jouait dans les couloirs de l’Aca. Pierre avait acheté d’occasion son premier saxo (soprano déjà). J’étais aux percussions et bruitages électroniques. L’aventure n’a duré que quelques mois et quelques concerts, mais Pierre, lui, a continué son petit bout de chemin dans la musique.
Je ne l’ai croisé qu’une fois depuis lors, lors d’un concert à Bruxelles, il y a déjà plusieurs années. Je sais qu’il fréquente assidument les musiques africaines et maghrébines. Pour notre plus grand plaisir, comme dans ce très beau Al Jazair.
La composition est de Pierre Vaiana, accompagné ici par Nicolas Thys à la basse, Fabian Fiorini au piano et Carlo Rizzo aux percussions.


